L'itinéraire

Découvrez le tracé de cette expédition
et son quotidien !

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La route :


"Umm, tiens, y'a un désert ici, ça peut être chouette... Oui, mais si je passe par là, je vais louper cette superbe chaîne de montagnes qui est plus au nord... Sinon, je peux faire 200km de détours et faire les deux ? Oui, bon, pourquoi pas..."

Voilà le type de réflexions qui nous anime lorsque l'on réfléchie au tracé d'une itinérance. Le monde est vaste, les terrains d'aventures sont nombreux. Bien trop nombreux pour tous les explorer... Alors, il faut faire des choix.

Dans ces contrées européennes, loin des habitations, la montagne est un terrain relativement vierge. C'est un lieu d'anarchie, où les lois édictées par nous autres, les Homme, perdent leur sens et nous laissent totalement libres de nos mouvements. A nous alors d'en édicter de nouvelles, nécessaires à notre bien-être, notre moral, notre sécurité et notre survie parfois. Oui, mais voilà, une fois celles-ci posées, c'est un tout autre monde qui se dévoile. A titre d'exemple, la notion de propriété, si chère à notre société, perd tout son sens. Personne n'ira vous chercher parce que vous décidez de planter votre tente ici, ou là. Et quelle joie !

La montagne, c'est aussi là où la nature est la plus préservée. Enfin, si l'on oublie les stations de ski et autres aberrations écologiques. C'est là aussi où l'on y sent sa force, sa puissance. Les conditions climatiques que l'on y rencontre sont rudes et nous poussent dans nos retranchements. Elles nous ramènent à ce que l'on est, c'est-à-dire une espèce animale parmi tant d'autres, sensibles à son environnement. Il n'y a rien de mieux que de se retrouver bloqué à 2500m d'altitude, dans une pluie battante par 3°C, pour réaliser la précarité de notre existence. De constater que l'on est petit face à notre planète - et qu'un rien peut bouleverser son équilibre. Ou plutôt notre équilibre, dans celle-ci.

Voici pourquoi j'ai décidé d'organiser cette marche autour des principaux massifs montagneux de l'Europe de l'Ouest. Pour être libre à chaque instant, pour vivre pleinement.

Envie de me rejoindre pour faire un petit bout de chemin ensemble ?

Envoyez-moi un mail avec vos disponibilités, un petit descriptif sur vous ou toutes autres choses qui vous semblent utiles ! Ce sera avec plaisir de vous rencontrer !

Les Vosges

Le Honneck - Photo IR - Juin 2017

Les Vosges, première chaîne de montagne traversée. Des montagnes qui comptent beaucoup pour moi, après ces dernières années passées en Alsace.

Les Vosges culminent à une altitude relativement basse. Le Grand Ballon et ses 1424m marque son point culminant. En réalité, vous avez trois sommets principaux, qui méritent chacun d'aller y jeter un œil : le Honneck (1363 m), le petit Ballon (1272m) et le Grand Ballon (1424m). Une très belle randonnée de quelques jours peut par ailleurs être envisagée, permettant de relier le Petit Ballon au Honneck, par les lignes de crêtes, avec un départ de la Vallée de Munster (de Metzéral, accessible en train ou bus).

Ces montagnes sont belles, tranquilles et agréables. Sans grandes difficultés, les Vosges représentent sûrement l'un des massifs montagneux français le plus adapté à la découverte de la randonnée. Les terrains sont variés, bien balisés. Le Club Vosgiens met à disposition de nombreux refuges non-gardés tout le long du chemin, de sorte que vous pouvez trouver sans difficulté un abri, qu'importe l'endroit où vous vous situez.

Attention tout de même, car même si les conditions météos sont particulièrement favorables en été, en hiver il peut y faire froid, même très froid (le minimum vécu fut de -15°C) : il faut donc y être préparé, et bien entendu, ne pas y faire n'importe quoi ! Comme d'habitude !

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Remarque : L'itinéraire démarre de Strasbourg et permet de rejoindre les Vosges. Il rattrape alors le GR5 jusqu'à Belfort. Il y a cependant quelques variantes, notamment au niveau du Honneck et du lac du Shieschrothried, pour un passage plus technique, mais qui vaut le détour !

(c) Eric Lascar : ces traces sont données à titre gracieux : soyez prudent et ne les suivez pas aveuglement. Elles représentent cependant des heures de travail, donc si elles vous ont été utile, pensez à faire une petite contribution pour soutenir le projet. Merci !

Jura

Jura - Août 2019

En réalité, il faudrait plusieurs sections distinctes pour parler du Jura et de sa traversée (la GTJ), vue la diversité de paysages rencontrés.

Tout d'abord, j'aurais tendance à dire que s'engager sur la GTJ représente un certain choix en matière de randonnée. Puisque l'on est sur des plateaux, on ressent beaucoup moins la sensation d'être perdu en pleine nature. Vous avez des habitations en basse altitude (comme toujours), mais également en hauteur. Si votre but est la rencontre, alors vous n'allez pas être déçu, surtout que les jurassiens sont adorables, accueillants et qu'on se fend bien la poire avec eux ! Si vous recherchez la solitude, alors peut-être faudrait-il prévoir autre chose.

Néanmoins, on trouve de sacrées beautés dans la région. Les Gorges du Doubs sont clairement une merveille de la nature, et je ne peux que vous les recommander ! De même, les crêtes du Haut-Jura sont sublimes : elles offrent une vue splendide sur les Alpes au loin, le lac Léman en contre-bas... Même si vous n'êtes pas très haut en altitude (Crèt de la Neige, 1720m), la vallée étant assez basse, cela vous offre de beaux paysages relativement "alpins". A découvrir aussi !

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Remarque : Cette trace permet de rejoindre Annecy à partir de Belfort, en passant par le Doubs et le Jura. Cette trace se base principalement sur le celle du GR5/GTJ. Sur la fin de la traversée, on quitte le GR5 pour parcourir la crête du Haut-Jura, splendide. Elle continue ensuite sur des crêtes et petits villages jusqu'à l'entrée des Alpes, à Annecy. C'est une variante au GR5 intéressante, surtout si comme moi, vous aviez déjà fait la première partie alpine du GR5 jusqu'au Mont Blanc.

(c) Eric Lascar : ces traces sont données à titre gracieux : soyez prudent et ne les suivez pas aveuglement. Elles représentent cependant des heures de travail, donc si elles vous ont été utile, pensez à faire une petite contribution pour soutenir le projet. Merci !

Les Alpes

Massif de la Vanoise - Novembre 2019

Évidemment, les Alpes n'ont pas besoin d'être présentées, tant notre imaginaire est forgé par cette chaîne de montagnes et ses massifs.

On ne se lasse jamais de tout ce qu'il a à y découvrir : par la diversité de ses paysages, de ses climats, etc ... Je ne vais donc pas épiloguer indéfiniment, mais je ne peux que vous conseiller d'aller y faire un tour. Qu'importe l'endroit, vous ne pourrez être déçu de ce que ces montagnes apportent.

Cependant, attention, comme toutes chaînes de cette envergure, il ne faut pas rigoler avec la sécurité, l'accident pouvant vite arriver. Bien sûr, beaucoup de chemins sont largement praticables et ne paniquez pas à l'idée de vous y aventurer ! Pour les débutants, ce n'est peut être pas par là que je vous inciterais à commencer à marcher ! La première fois que je m'y suis engagé, j'ai vu beaucoup de gens très mal préparés aux forts dénivelés que représentent ce genre d'itinérance. Beaucoup de gens étaient déçus, abandonnaient devant la difficulté et finissaient par annuler leur bouffée d'air en nature. C'est dommage ! Autant commencer light et augmenter la difficulté progressivement, vous ne pourrez qu'en profiter d'avantage !

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Remarque : Cette trace est une traversée intégrale des Alpes françaises, et permet de rejoindre Nice à partir de Annecy.
La grande différence avec le GR5 est sur le début, à partir de Annecy. C'est une variante vraiment très intéressante au GR5 classique. D'Annecy, on atteint la Tournette, puis on traverse le Massif des Aravis (avec des variantes plus techniques réalisables aussi), pour rattraper quelques sentes du Tour du Mont Blanc. Le GR5 nous amène alors jusqu'à Nice.

(c) Eric Lascar : ces traces sont données à titre gracieux : soyez prudent et ne les suivez pas aveuglement. Elles représentent cependant des heures de travail, donc si elles vous ont été utile, pensez à faire une petite contribution pour soutenir le projet. Merci !

Le Verdon & les Calanques

Lac de St Croix - Décembre 2019

Dans cette traversée de France, j'étais très attaché à passer par le Verdon, pour voir ses gorges. Je n'avais qu'un souvenir de gosse, et il fallait que j'y retourne.

Mais toutes les pré-Alpes valent le coup d'être visitées, pour sûr hein, et pas seulement les Gorges du Verdon ! Déjà, je vous conseille, dans le cas où vous passez dans le coin de Nice, d'aller faire un tour sur les crêtes du Mont Vial. Une vue splendide sur la mer d'un côté, sur le Mercantour de l'autre. Ça vaut le détour.

Les gorges du Verdon, les plus grandes d'Europe, sont à la hauteur de leur réputation. De même, cela vaut le détour. Cependant, le sentier Martel m'a quelque peu déçu, car on est en plein milieu des gorges. On manque de perspectives quelques fois, pour se rendre compte de l'immensité des paysages dans lesquels on marche ! M'enfin, si vous prévoyez de vous rendre dans la région, ne loupez pas cette promenade !

Passez également par les crêtes qui surplombent le lac St Croix, lac situé à l'embouchure des gorges. Sûrement l'un de plus beaux spectacles à voir dans le coin !

Enfin, on s'éloigne des sentes classiques pour rejoindre Cassis, et s'engage sur les si belles Calanques de Marseille. Techniques, mais vraiment superbes !

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Remarque : Cette trace suit plusieurs GR et des petites sentes non balisées. Elle part de Nice et permet de rejoindre Marseille.
1. Les Pré-alpes par de belles lignes de crêtes et de beaux villages
2. La traversée du Verdon
3. Du hors-sentier dans une végétation sec mais très belle.
4. Les calanques de Marseille

(c) Eric Lascar : ces traces sont données à titre gracieux : soyez prudent et ne les suivez pas aveuglement. Elles représentent cependant des heures de travail, donc si elles vous ont été utile, pensez à faire une petite contribution pour soutenir le projet. Merci !

Camargue

Près de Saintes Maries de la mer - Février 2020

On ne peut toujours tomber que sur des montagnes. Alors, parfois, on change de terrain, et on dit bonjour à la mer, avec une belle traversée de la Camargue. Et même si j'étais initialement assez sceptique, je dois dire que ça m'a clairement convaincu !

La Camargue est magnifique. On se promène sur des bancs de terre entourés d'eau. La mer, bien sûr, n'est jamais loin... Il y a les manades, avec les élevages de taureaux, de belles bêtes ! Les flamants roses aussi... Et puis, cette immense plage déserte de plusieurs dizaines de km, très larges aussi, qui fait complètement oublier l’afflux de tourisme qu'il peut y avoir, dès lors que l'on est loin des villes.

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Remarque : Cette trace permet de relier Marseille à Montpellier, par des petites sentes, sur la Côte Bleue et la Camargue. C'est la première trace entièrement faite maison, sans GR.
C'est une belle randonnée, peu technique, amenant sur des chemins peu empruntés... Je vous la conseille !

(c) Eric Lascar : ces traces sont données à titre gracieux : soyez prudent et ne les suivez pas aveuglement. Elles représentent cependant des heures de travail, donc si elles vous ont été utile, pensez à faire une petite contribution pour soutenir le projet. Merci !

Caroux, Montagne Noire & corbières

Sommet du Caroux - Mars 2020

L'arrière pays montpelliérain, avec ses terrains calcaires, son sol rouge parfois, chargé de fer, offre un très jolie spectacle. De Montpellier à Lodève, on suit le chemin de St Jacques qui zigzague entre les vallées et quelques monts de basse altitude.

Après quelques jours de marche, vous déboulez sur le massif du Caroux, qui change clairement d'échelle. Cette ligne de crête est l'une des dernières du Massif Central, et vaut le détour ! Les paysages sont assez abrupts, avec de belles falaises et des gorges qui descendent dans la vallée, 1000m plus bas. Ces crêtes sont les plus hautes de la région, et offrent ainsi un panorama assez impressionnant sur les Pyrénées. Le climat est assez capricieux là-haut : même si on est dans le sud de la France, les vents sont violents, et les températures peuvent chuter rapidement !

La montagne noire est aussi jolie à parcourir, mais je recommanderais plutôt le Caroux si vous planifiez seulement quelques petits jours de randonnée dans la région. Cependant, là aussi, vous pouvez vous attendre à de belles vues sur les Pyrénées, et de beaux bivouacs à la clef !

Enfin, on rentre dans les Corbières, dernière étape avant les Pyrénées. C'est beau, tranquille, sur des paysages calcaires à couper le souffle. On traverse aussi de magnifiques petits villages !

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Remarque : Cette trace est entièrement faite maison, même si l'on suit sur quelques tronçons du trajet de St Jacques (autour de Montpellier / Lodève) et le GR7 (dans les Corbières).
C'est une trace montagneuse, peu technique, mais intéressante pour quelqu'un qui souhaite trouver les Pyrénées à pied, ou une randonnée relativement facile pour débuter ou pour une hivernale ! Et c'est pas parce que c'est simple et pas à 3000m que ce n'est pas beau, bien au contraire !!
Mais faites attention tout de même au Caroux, ou ça se complique bien !

(c) Eric Lascar : ces traces sont données à titre gracieux : soyez prudent et ne les suivez pas aveuglement. Elles représentent cependant des heures de travail, donc si elles vous ont été utile, pensez à faire une petite contribution pour soutenir le projet. Merci !

Les Pyrénées (HRP)

Lac du Fourcat inférieur

Les Pyrénées sont des montagnes mythiques qu'il faut absolument parcourir. Marquant la frontière entre la France et l'Espagne, cette traversée intégrale, de la méditerranée à l'océan atlantique, représente l'un des passage les plus techniques de toute cette expédition. D'autant que j'ai décidé de la réaliser principalement sur la Haute Route des Pyrénées (HRP) !

Contrairement au GR10 du coté français, ou au GR11 coté espagnol,la HRP est un chemin qui suit au pus près la crête frontière des Pyrénées, entre la France et l'Espagne, et donc en haute montagne. Elle passe par de nombreux cols au dessus de 3000m et la majorité à plus de 2000m.

Les paysages sont sans aucun doute parmi les plus sauvages et désert de France. On passe aisément plus d'une semaine d'autonomie entre les différents villages rencontrés sur l'itinéraire. Ce qui, compte tenu du matériel approprié à la haute montagne (crampons, ...), entraine un surpoids important.

Mais qu'importe : la HRP est surement la randonnée alpine ultime en France, tant en difficulté que par l'émerveillement que ces paysages apportent. Attention cependant, ce n'est clairement pas pour tout le monde, et je vous déconseille de vous y lancer sans un certain niveau de préparation préalable. Non pas que ce soit infaisable, loin de là ! Mais pour profiter au mieux de cette expérience, autant y aller avec l'assurance de ses capacités, pour diminuer les risques mais aussi pour profiter autant que faire se peut. :)

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Remarque : Cette trace suit principalement celle de la HRP. Enfin, une version plus ancienne, plus technique encore, avec certains passages bien aérien... Si vous suivez cette trace, faite vraiment attention et ne la suivez pas à l'aveugle !

J'attire particulièrement votre attention sur quelques passages bien techniques de cette HRP :
* Le passage sur le Port de l'Albeille (frontière Andorre/France) : en début de saison qui peut être bien plâtré. Le col pour atteindre le refuge du Fourcat doit être atteind assez tôt, car la progression est très lente !
* Tuc de Marimanya : cette ligne de crête est difficile et technique. Aucune chute n'est permise. J'ai d'ailleurs quitté la crête à l'arrache, descendant comme je peux par un couloir... A vous de voir comment vous décidez de le prendre. Une journée difficile, mais somptueuse !
* Mont Perdu (3355m) : totalement hors HRP cette section : montée raide pour atteindre le lac du Marboré, puis ascension alpine par le (reste du) glacier du Marboré et son col, pour enfin attendre la cime. Descente par la voie normale (refuge de Goritz), passage par la Brèche de Roland pour rejoindre Gavarnie. Toute cette partie est très technique, mais représente parfaitement l'idée de la HRP ! Prudence cependant !
* Col du Palais/Col d'Arremoulis : le passage de ce col marque la fin des Hautes Pyrénées. Il est difficile, sans balisage, et très technique. Soyez prudent !
Bonne Pyrénées et HRP !

(c) Eric Lascar : ces traces sont données à titre gracieux : soyez prudent et ne les suivez pas aveuglement. Elles représentent cependant des heures de travail, donc si elles vous ont été utile, pensez à faire une petite contribution pour soutenir le projet. Merci !

Cordillère Cantabrique & Galice

Fenètre sur les Picos de Europa - 11 oct. 2020

Après les Pyrénées, on entre définitivement en Espagne, avec l'idée d'aller à l'ouest pour rejoindre la Galice. Le chemin le plus logique à prendre dans ces cas-là serait l'un des chemins de Compostelle : soit le Camino Norte, soit le camino Francès.

Oui, mais non. Ces deux chemins passent déjà par de nombreuses routes, ce qui n'est pas le but de cette expédition. Egalement, ces deux chemins contournent une immense chaîne de montagne (plus grande que les Pyrénées !) : la cordillère Cantabrique. Ce sont des montagnes relativement faciles à parcourir (en comparaison de la HRP), mais vous êtes dans un trou paumé en permanence. Ici, on oublie le tourisme de masse de montagnes, et ça fait du bien !

Il y a bien entendu les Picos de Europa, plus hautes montagnes de la chaîne, culminant à plus de 2700m. Ce sont des monts escarpés, très particuliers, où l'approche doit être relativement méticuleuse, car on ne sait réellement jamais où l'on va, ni ce que l'on va rencontrer par la suite. Des montagnes totalement anarchiques !

Sur toute cette traversée, oubliez les sentiers balisés. Aussi, vous avez une diversité de paysages incroyables aussi, entre la mer et le Pays Basque, les zones désertiques et froides de Burgos, les crêtes relativement escarpés de Castilla y Leon et l'arrivée sur les Picos. Puis les zones pastorales Asturiennes vous offrant une belle entrée sur la vie dans ces zones reculées. Puis enfin la Galice, la Bretagne Espagnole, avec ses falaises, ses petites montagnes...

Il faudrait beaucoup plus que ces quelques lignes pour vous décrire cette Trans'cantabrique. Mais je dois vous le dire, d'avoir fait ce tracé et de l'avoir ouvert, cela me rend assez fière, et si vous êtes motivé pour le faire perdurer dans l'avenir, cela me ferait un plaisir fou !

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Remarque : Cette trace est longue de près de 1200km et près de 50000m D+, donc est un sacré morceau.
1. La première étape est la traversée du Pays Basque, principalement sur le Camino Norte au début, puis sur un tracé fait maison sur la fin de la côte et l'entrée dans les terres.
2. On suit un bout du GR1 Historico, mais l'entrée dans la région de Burgos suit des petites traces de berger (quand il y a des traces !), s'aventure sur deux lignes de crêtes bien sauvages, avant d'arriver sur les Picos de Europa. S'il y a une portion que je vous recommande, c'est celle-ci (avec une fin sur les Picos) !
3. Les Picos de Europa : j'ai suivi des traces comme j'ai pu, vu les conditions. Mais ce choix était magnifique, donc sans regret. Rester plus longtemps dans les Picos et y ajouter une traversée sud -> nord peut être une sacrément bonne idée, si les conditions le permettent ! Soyez prudent, c'est vraiment des montagnes particulières, qu'il ne faut pas prendre à la légère !
4. On rattrape le GR1. C'est tranquille, peu technique, et on retrouve de petits villages régulièrement, ce qui facilite les réappros, et autres. Puis sortie du GR, et hors-sentier/petites sentes pour finir la Trans-cantabrique.
5(bonus). La Galice : trace théorique, puisque je n'ai pas pu la faire à cause du Covid. Je pense que ça peut être une très belle randonnée type GR, mais méfiez-vous d'autant plus, car je ne l'ai pas faite, donc n'ayez aucune assurance de là où je vous amène ! Il y a aussi une possibilité assez rapide de rattraper le trajet de St Jacques (camino Frances), pour ceux qui veulent rejoindre Santiago, et transformer cette trace en un nouveau trajet de St Jacques !

(c) Eric Lascar : ces traces sont données à titre gracieux : soyez prudent et ne les suivez pas aveuglement. Elles représentent cependant des heures de travail, donc si elles vous ont été utile, pensez à faire une petite contribution pour soutenir le projet. Merci !

Los montes de Leon

Cabeza de la Yegua

Les montes de Leon, ou les monts de la Province de Leon, si l'on voudrait le traduire en français, sont les derniers sommets de la Cordillère Cantabrique.

Situés juste avant la frontière avec le Portugal, plus au sud, ces montagnes vont être traversé en pleine période hivernale, après un long confinement réalisé à Vigo, lors de la deuxième vague du Covid-19. Même si ses sommets ne sont pas très haut, on peut tout de même se retrouver sur des lignes de crêtes proches des 2000m.

Ici encore, aucun GR n'existe pour traverser ce massif, alors il faut être relativement inventif pour se faufiler dans ce paysage accidenté. De nombreuses sections hors-sentier vont représenter un certain challenge, d'autant que la province de Leon est particulièrement froide en hiver et de bonnes quantités de neige sont attendus sur les cimes.

Les montes de Leon seront réellement les dernières montagnes de cette première saison (à plus de 2000m), avant de redescendre sur le Portugal, et amorcer les derniers km de cette traversée.

Le Portugal par l'intérieur, jusqu'à Lisbonne

Sierras de aire y candeeiros

L'idée générale sera de traverser le Portugal du nord au sud en passant par l'intérieur des terres, le plus possible sur les petites zones montagneuses qu'il y a et le plus loin des grandes villes possible. En gros, le principe de Ciel Mon Bivouac depuis le début de cette aventure.

L'étude des cartes doit cependant être approfondie et l'itinéraire n'est pas bien clair pour le moment. Je crois que rien de tel sera de parler avec les locaux pour définir au fur et à mesure les détails. L'objectif sera de rejoindre Lisbonne, et à partir de là, de longer la côte jusqu'à l’extrême sud de l'Algarve, par la Ruta Vicentina !

Ruta Vicentina

Cabo de Sao Vicente - ©Portugal.net

Voilà, chaque chose a une fin, et l'image d'illustration que vous voyez ici marquera très probablement la fin de cette web-série, du moins pour la saison un !

Et quitte à finir quelque chose, autant le finir bien ! Et la Ruta Vicentina devrait me permettre de rejoindre l’extrême sud du Portugal dans du beau, du très beau même !

En effet, la Ruta Vicentina relie plus ou moins Lisbonne (pas vraiment, mais on s'en moque) à la pointe de Sao Vicente, et est réputée comme l'un des chemins de randonnée les plus beaux d'Europe. Ici, pas de montagne en Algarve, mais de belles falaises et une mer déchaînée m’attendront tranquillement, pour finir ce trajet... En attendant de nouvelles aventures !

Envie de me rejoindre pour faire un petit bout de chemin ensemble ?

Envoyez-moi un mail avec vos disponibilités, un petit descriptif sur vous ou toutes autres choses qui vous semblent utile ! Ce sera avec plaisir de vous rencontrer !








Le quotidien : la marche !

Orientation

Les programmes Land (sur PC) et TwoNav (sur téléphone) sont utilisés pour la planification de cette itinérance (avis non sponsorisé)

L'orientation est évidement un critère essentiel à prendre en compte dans une itinérance de ce type. Planifier le tracé est une chose, mais avoir les outils adaptés pour pouvoir s'orienter en toutes circonstances en est une autre.
Même si je suis un grand adepte des cartes papiers, il a fallu repenser complètement la manière d'avoir accès aux cartes topographiques, pour des raisons évidentes.
Ainsi, après avoir téléchargé les cartes IGN, il était nécessaire d'avoir des logiciels permettant de les lire, sur ordinateur pour planifier les tracés et sur téléphone pour une lecture "en direct".

Land : ce logiciel est assez cher, mais est une petite bombe ! Il lit à peu près tous les formats de cartes, de traces, etc... Il permet une édition performante des traces. Il contient en bref tous les outils essentiels pour la planification d'une marche.

TwoNav App : l'achat d'un GPS de randonnée représente un budget conséquent, ajoute du poids à l'ensemble et rajoute encore un appareil électronique à gérer en terme d'énergie.
Tous les smartphones sont équipés d'une puce GPS et peuvent donc être potentiellement utilisés pour s'orienter. Sauf qu'en général, les applications ne permettant pas de télécharger les cartes en off-line, sont difficiles à utiliser, etc... TwoNav fabrique des GPS de randonnée performants, et ont mis à disposition l'application de leurs GPS sur les plateformes Android et iOS. Vous transformez ainsi, pour une somme relativement modique, votre téléphone en un vrai GPS de randonnée. Autant l'investissement dans le programme Land demande réflexion, autant leur application mobile peut s'acquérir les yeux fermés ! Gardez tout de même en tête qu'un GPS consomme beaucoup d'énergie, et que ne plus avoir de batterie pose quelque problème quand c'est votre seul outil d'orientation !

Rythme

Au jour le jour : certains préféreront avoir un rythme constant tout le long du voyage, d'autres s’adapteront en fonction de leurs envies du jour. Je fais plutôt partie de ce second type de personne.
Alors, juste pour vous donner une idée, je dirais que sur des terrains difficiles, je marche environ 15km avec une moyenne de 1500 à 2000m de dénivelés cumulés par jour. Sur des terrains qui déroulent plus, je marche à peu près 20 à 25km par jour. Mais rien n'est inscrit dans le marbre, bien entendu !

Long-terme : quand vous marchez plusieurs mois ou années, un second critère rentre en compte, le rythme à long-terme ! Là encore, rien d'inscrit dans le marbre, mais outre les arrêts alloués aux rencontres qui prennent un temps non négligeable sur le temps de marche, j'essaye de prendre au moins une journée de congé par semaine pour refaire le plein de forces, et profiter de la nature autrement !

Alimentation

L'alimentation est un sujet crucial en randonnée.
Sans rentrer dans les détails, je mange principalement des céréales le matin, du froid le midi (à base de pain, fromages et parfois charcuterie) et du chaud le soir (féculents et fromages).

Pour ne pas me carencer en vitamines, je mange une importante quantité de fruits et légumes à chaque réapprovisionnement, qui a lieu en moyenne tous les trois jours !

Le thé est également un élément essentiel, que je bois chaque matin au réveil.




Le quotidien : les rencontres et les pauses !

Les rencontres

Une des nombreuses rencontre marquante du périple - Martigues, Février 2010

Outre tous les magnifiques paysages que je rencontre au fur et à mesure de ma marche, je passe près d'un tiers - si ce n'est la moitié parfois - de mon temps chez des gens que je rencontre au hasard du chemin. Loin d'être anodines, ces rencontres sont une partie intégrante de cette expérience : elles permettent de rigoler, nouer de nouveaux liens, casser pour un temps la solitude...

C'est aussi l'occasion de sortir de son confort, de se confronter à des modes de vies bien différents. De parler de sujets de société du moment... Bref, de sortir d'une certaine monotonie, pour retrouver un semblant de vie sédentaire ! Oui, d'accord, mais comment se créent-elles, ces rencontres ?

Comment se crée le premier contact ?

Le premier contact, sûrement l'un des aspects le plus important de la rencontre, car vous ne savez jamais sur qui vous allez tomber, à partir d'un simple salut anodin !
Cela peut se faire dans un café, sur un chemin de randonnée, dans la rue, sur un bivouac... Bref, dans n'importe quel lieu, bien souvent quand vous vous y attendez le moins. La plupart du temps, c'est les gens qui vous abordent, pour vous demander ce que peut bien foutre un mec avec un sac énorme au milieu d'une petite bourgade. C'est là où les premières minutes sont essentielles, car souvent, si la relation passe bien, ce n'est pas long avant que votre programme des prochains jours (ou semaines parfois !) change radicalement, pour le mieux !
Finalement, au début, votre discours change très peu, vous parlez de votre projet, vous répondez aux mêmes questions inlassablement, et c'est même relativement énervant parfois ! Oui, mais voilà, il faut faire cet effort, même quand ça n’aboutit à rien, parce que bien souvent, c'est pas forcément au premier regard que vous allez savoir si ça va matcher, ou pas ! Bref, il faut rester ouvert en toutes circonstances, et la suite coule toute seule !

Combien de temps je passe chez les gens ?

Une fois le premier contact établi, on décide généralement de passer quelques heures ensemble pour apprendre à se connaître. Et si tout se passe bien et que la personne est disponible, alors parfois ça peut durer longtemps, très longtemps ! :)
Il n'y a pas de règles générales sur combien de temps je compte rester. Souvent, c'est deux/trois jours. Mais quand les conditions le permettent, ça peut s'éterniser disons ! Je suis plus d'une fois resté trois semaines dans un endroit depuis le début de ce périple, et c'est bien comme cela, parce que ça permet réellement de rencontrer les personnes, et de créer une amitié.
Qu'on se le dise aussi, j'ai besoin de moments comme ceux-là pour me retrouver, reprendre des forces et m'occuper de la web-série, car elle ne se monte malheureusement pas toute seule !

La générosité des gens est incroyable !

Ce voyage est incroyable pour cela aussi : il permet de constater qu'une fois sortie des turpitudes de la vie quotidienne et de la méfiance généralisée, une grande majorité des gens ont la main sur le cœur, sont près à aider et à faire confiance aux autres ! Et je crois que c'est une bonne leçon de vie pour tout le monde !
Des fois on arrive à un tel niveau de confiance avec certaines personnes, qu'on m'a laissé les clefs de leurs maisons pendant qu'eux devaient partir en vacances pour une semaine, sans personne pour checker si tout se passait bien ! Incroyable, et merci du fond du cœur à tous !!!

Hébergement

C'était un pari à prendre : réduire autant que possible l'usage d'hébergements payants sur ce trajet. "Soit tu vas dormir dehors, soit tu es avec des gens !"
Jusqu'ici, c'est plutôt pas mal du tout ! Mis à part à Bourg-St-Maurice quand j'ai eu mon lumbago, je n'ai encore jamais dormi à l’hôtel ! Deux/trois campings dans les Vosges, et that's it !
Cela implique bien entendu d'arriver à se libérer du temps pour soi, pour se retrouver quelque peu ! Mais n'est-ce pas le but de ce type de voyage ?

Des fois, laisser uniquement le hasard et la chance s'occuper des rencontres est un pari difficile. C'est là que le magnifique réseau Couchsurfing fait son apparition !
Créé en 2004, Couchsurfing est un site regroupant une communauté de 4.5 millions de personnes dans toute la planète. Chaque personne peut proposer "son canapé" gratuitement, en échange finalement d'une belle rencontre !
Je vous le conseille vraiment ! Qu'on soit un hôte ou en visite, c'est de belles rencontres qui sont à la clef !
Je m'en sers très peu sur ce voyage, surtout à cause de la difficulté de planifier à l'avance mes déplacements. Mais quand j'ai un besoin nécessaire d'être dans une ville pour cause de casses matérielles, du montage de la web-série, j'utilise souvent cette plateforme.
Vous pouvez me trouver sur Couchsurfing ici !

Montage

Vous vous demandez sûrement comment j'arrive à réaliser le montage de cette web-série, la retouche des photos, et en somme gérer toutes les activités professionnelles au cours de cette marche ? Ne vous inquiétez pas, je me pose la même question ! :D
La réalisation de la web-série prend environ un quart, voir un tiers de cette itinérance en terme de temps. Je la réalise principalement chez les gens que je rencontre.
Les personnes qui m'hébergent ont une vie professionnelle et des obligations. Ils ne sont souvent pas disponibles durant la journée. Donc, souvent, les personnes me laissent rester chez eux. J'en profite alors pour m'enfermer sur mon ordinateur afin de travailler, avant d'attendre leur retour le soir, pour profiter à nouveau de cette rencontre. :)

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